vendredi 5 mars 2010

Sous groupes d'appartenances, les prémices d'une tentative de définition...

Sous-groupes d’appartenance et de partages à durée variable :

Avertissement : pour s'ancrer dans le réel, des personnes réelles et anonymisées sont prises en exemple. Si une remarque parait blessante ou génante, si une idée dérange en ce qu'elle est trop individuelle et ne porte pas à une généralisation, me le signaler



Ce 16 juin 2008, je remets au propre, je relis quelques idées que j’ai noté sur ce que j’appelle désormais sous-groupes d’appartenance et de partage à durée limitée, ou bien à durée variable, avec une idée de groupe humain de plus de deux ou trois personnes, jusqu’à la totalité de la population des hommes sur la planète. Nous sommes le groupe des humains.

A la limite, je parle d’un groupe réduit à une personne, cette personne ayant tout autre à l’intérieur d’elle-même. Avoir l’autre en soi, c’est le recevoir, c’est le comprendre, ce qui demeure un objectif inatteignable, puisque nous sommes seuls, physiquement, avec nous-mêmes. Il faut bien comprendre que nous jouons avec notre esprit.

Ensuite, toute personne a en elle-même, à l’intérieur de soi la totalité de ses ancètres. Si une généalogie complète pouvait s’établir, et que nous puissions remonter sur des arbres généalogiques, nous saurions parfaitement rattacher les 7 milliards d’individus qui peuplent la terre aux 700 millions d’individus qui peuplaient cette terre au milieu du XVIII ème siècle. Chacun de ces personnes s’est multiplier en 10 en 250 ans.

Très simplement, nos ancètres vivent à l’intérieur de nous.

Nous vivons avec leurs œuvres, leurs pensées, quand elles existent. Nous sommes leurs héritiers. Il y a un lien.

La science va continuer à faire des progrès et va encore nous étonner, va merveilleusement nous étonner.







Groupes d’appartenance (2007)



Préambule : J’essaye de voir si la notion de groupes d’appartenance est une notion pertinente dans le cadre du travail d’accompagnement des personnes et également dans le cadre d’accompagnement des projets que je réalise actuellement. J’ai déjà beaucoup réfléchi sur ce sujet, et il est temps de mettre tout ceci par écrit. Alors, pour toute relecture, il faut être vigilant et se dire que la réflexion est en construction, que des idées, des hypothèses sont avancées mais ne sont pas validées.

Il me parait nécessaire d’avoir des définitions tout d’abord provisoires :

Groupe d’appartenance définitif :

Il s’agit de groupes d’appartenance qui se définissent par le fait qu’il n’est pas possible de sortir de ce groupe. Nous nous rendons compte que nous appartenons à des groupes de personnes, soit par des caractéristiques physiques qui sont ineffaçables sauf modifications délicates et coûteuses à mettre en œuvre.

Groupe d’appartenance provisoire :

Un individu entre et sort du groupe avec plus ou moins de facilité, plus ou moins rapidement. On adhère, de façon formelle, au groupe par une adhésion. On démissionne, ou bien on n’adhère plus, on suspend son adhésion pour quelque temps.

C’est notre voisine de la rue des A…, qui est une retraitée de la P… et dont l’époux était gérant de la cantine du C.. et qui sont des grand-parents et qui habite au 5 de la rue des A… un très beau pavillon, qui me pose la question la semaine dernière si on est bien « toujours avec eux », puis elle me dit combien la clôture en plastique est laide, effectivement, on a rarement fait plus laid !

Un groupe se constitue, à tout moment, un groupe de voyageurs, par exemple. C’est le hasard des déplacements qui va faire que tel ou tel groupe se constitue. Le voyageur se déplace soit quotidiennement pour aller travailler de son domicile à son lieu de travail, fixe ou occasionnel. Il va y avoir des voyageurs habituels dans un moyen de transport en commun. Il est tout à fait possible de parler de groupe de voyageurs, et nous pouvons remarquer, comme ce matin, une dénommée Ginette qui interpelle les voyageurs pour obtenir un soutien financier. Elle harangue le groupe de voyageurs, puis elle quête. Elle fait irruption dans des groupes tous différents, dans chaque wagon. Chacun de ses groupes est différent. Elle fait partie des gens que nous oublions quasiment tout de suite, elle vient et elle part et cette situation est tellement banale.

Donc nous avons bien la situation de groupes où n’importe qui entre et sort sans demander la moindre autorisation. Groupe bien sûr sans affinité, sans cohésion, dont le point commun est simplement de se déplacer au même moment par le même moyen de transport. Usager des réseaux de transport en commun.

La population ne s’est pas choisie, un quelconque membre du groupe des voyageurs logiquement est indifférent aux autres voyageurs, la solidarité pourrait rapidement se reconstruire en cas de besoin, panne, par exemple, mais généralement, tout marche bien et on ne fait plus appel à la solidarité des voyageurs pour pousser la diligence, par exemple. Néanmoins, chacun va être plus ou moins observateur de tous les autres voyageurs qui vont et qui viennent.

Dans le groupe de consultants que décrit André S…, ce mardi 27 mars 2007, il y a nécessité que le nouvel entrant dans le groupe soit apprécié par au moins trois autres personnes du groupe d’ingénieur consultant.

Il y a donc des groupes où il y a une cooptation, un adoubement, un choix, une sélection. Et il y a des groupes qui se constituent, de par la volonté de chacun, individuellement, de monter dans un wagon, ou bien de monter dans un compartiment SNCF à 6 sièges ou bien à 8 sièges avec un long couloir séparé. Et être dans le couloir permettait de fumer, de ne pas être dans le compartiment, de sortir de ce groupe provisoire.

Dans un groupe, il y a un échange plus ou moins riche. Il y a des échanges de groupe, des échanges à 2, à 3 ou plus de personnes. Au-delà de 5 à 6 personnes, l’échange devient inaudible.



Complément du 28 mars 2007 :



J’ai entendu un philosophe, dans l’émission d’Alain Finkielkraut, évoquer le Moi-isme. Sans définir la notion. Dans le contexte de l’émission, et si je me permets une extension, je dirais que je construis une définition qui m’est personnelle, à savoir un individualisme poussé à l’extrême.

Mettre Moi au premier plan. Se positionner au centre de toute réflexion. Alors, on peut dire, avoir un comportement de fils unique, ne pas avoir le sens du partage, ne pas avoir des frères et des sœurs avec qui partager.

Alors, étendons simplement cette notion et définissons la notion de

Autre-isme : Se mettre en permanence au service de l’autre, ne pas faire attention à soi, ne pas se positionner au centre du monde, faire attention à l’autre, voilà ce que nous pourrions mettre dans la philosophie autre-iste, et de glissement de mot en glissement de mot, nous voyons bien qu’il existe un mot, une notion qui s’appelle l’altruisme, avec la racine Alter, autre en latin.

Alors, on pourrait peut-être se dire qu’il y a le mot

Ego-isme, égoisme, que nous connaissons bien, se soucier de soi de façon exagérée et de pes se soucier des autres, du résultat de son comportement.

Je vais ajouter maintenant ma notion de groupe d’appartenance à durée plus ou moins longue, les groupes d’appartenance définitifs, par la naissance, le genre, la race, un certain nombre de caractéristiques inscrites, génétiques, non modifiables qui permettent d’opérer certains regroupements.



Et puis il y a des groupes d’appartenance provisoires, choisis plus ou moins. Des groupes d’appartenance subis, comme les anciens des camps de représailles de Lübeck, de 1943 à 1945, du château de Colditz, également à la même époque.

Le groupe d’appartenance, c’est une communauté. Communauté choisie plus ou moins librement ou communauté imposée, subie par chaque participant. Il y a un libre arbitre à adhérer à telle ou telle association, à telle ou telle confrérie de la franc-maçonnerie par exemple. Certains prétendent que nous ne sommes pas libres et que cette adhésion est en fait prédéterminée. Soit.

Mais si je réfléchis à des cas concrets, Robert G… est un ingénieur ETP promotion 1971 1974, il travaille quelques années dans le secteur du bâtiment, puis il mettra une dizaine d’années dans une formation de médecin, puis de psychiatre. Il me dira, pour rire, ou pas pour rire, ou en riant jaune, je ne sais pas, « pour régler des comptes avec ma mère ».

Quand il m’a dit cela, et c’était, je crois me souvenir à la fête des 15 années de la promotion, soit sans doute 1989, quelque chose comme octobre ou novembre 1989, et je crois me souvenir que le printemps d’après, nous avons été sur la côte normande, avec notre nouvelle peugeot 806 toute neuve, que Bob a conduit, pour essayer, avec maestria. Bob vivait avec une compagne psychiatre, comme lui, il conduisait une voiture de la marque Fiat, un puissant coupé sportif, et il avait 5 voitures différentes. Quand je l’ai connu, aux TP, dans les années 1971 à 1974, il avait l’usage de 3 voitures, une grosse Volvo 144 S avec overdrive, qu’il arrivait à faire aller à plus de 200 kilomètres à l’heure, un coupé fiat 850, il me semble, et une simca 1200 S qui allait à 175 kilomètres à l’heure et qui avait un klaxon très puissant. A cette époque, Bob pilotait un avion et je crois qu’il avait été le plus jeune pilote à son époque.

Il me semble que nous avons une grande liberté dans les amis que nous avons, nos fréquentations, finalement, les groupes d’appartenance que nous constituons. Nous parlons de nos amitiés en politique. Nous faisons des choix ; je vais dire, aujourd’hui je me sens plus proche de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, ce n’est pas ma tasse de thé. Néanmoins, Jean-Luc M…, mon voisin de l’impasse de la rue des A… à B sur O, nous faisons partie du même groupe qui habite la même petite rue tranquille, une rue où il n’y a pas de famille maghrebine ou de famille africaine, comme il y en a tant à B sur O. Groupe de personnes totalement ensouchées, ,des françaises et des français de souche, c'est-à-dire des personnes qui sont éduquées de façon très homogène, avec des groupes d’appartenance professionnels extrêmement différents :

RATP, avec sympathie PCF, CGT et au moins, une sensibilité socialiste très forte

Au 5 rue des A : le gérant de la cantine du C de B sur O, avec son épouse à la P de B sur O, maintenant à la retraite tous les deux, je pense

Socité des automobiles R, au 3 rue des A

C A et FT, boulevard de F

FT et la CNAMTS, au 1 rue des A à B/O



L’espace développement est typiquement un groupe d’appartenance. Il y a deux entités managées l’une par C B, l’autre par M-C B. Dans l’entité que gère M-C B, la réunion d’information a lieu le mardi après midi. Cela fait trois ou 4 réunions auxquelles je n’assiste pas. M-C B me fait justement remarquer ce matin, à ma question sur la venue d’YP à l’ED, que sa visite a été décalée à 11 heures. La visite d’Y P a été courtoise. C’était autour d’une tasse de café trop fort, servie dans des gobelets en matière plastique. Y P a fait comprendre son souhait de mobilité forte du personnel.



Toujours un groupe d’appartenance que j’ai testé avec E A, que je dois absolument remercier de m’écouter, et que je n’ai jamais su suffisamment écouter :

Je lui dis, à propos de T M, que depuis la mort de P, ce 31 mars 1966 à la gare de l’Est, je le fais fort bien revivre et agir à différentes périodes, donc entre août 1886 et le 31 mars 1966. J’ai même utilisé l’image forte mais bien réelle d’une marche conjointe avec Père dans cette forêt des Ardennes en mai 1940.

Accompagner Père dans cette marche qui n’a pas été un sentier de gloire, puisque cela s’est terminé au bout d’une dizaine de jours par cette entorse de la cheville, le passage par la villa Bernadette, qu’il faut absolument que j’aille voir.

11 déménagements, tu as fait E, et tu as des souvenirs de bagarres et de conflits. Quand je t’ai dit de faire un pèlerinage, tu m’as dit « Mais j’y ai de mauvais souvenirs, je ne veux pas m’en rappeler ! Dans cette école du bonheur, que je souhaite créer de façon virtuelle, c’est vrai que je me pose la question que ce qui marche si bien pour moi, devrait quand même un peu marcher pour les autres !

Nous parlons en permanence de projet professionnel, dans cet espace développement, mais il est clair qu’il faut absolument intégrer cette recherche du bonheur professionnel dans la quête d’un bonheur global. Je veux bien qu’il y ait des détours de production, qu’il soit nécessaire de passer par la phase de production de biens et de services pour un bonheur futur, lié à la consommation des produits de cette action collective.

Ma comparaison avec la joie que j’ai à regarder le 47 boulevard de Grenelle me fait soupeser la différence et une fois de plus de comprendre combien mon chemin m’a apporté du bonheur.



16 juin 2008 : je vois bien ce qui était précisément dans ma tête, et que je ne peux pas dire à E A. E a fait quelques erreurs dans la conduite de sa vie. Elle a épousé un homme qui s’est révélé être un homosexuel. Soit. Ils ne pouvaient pas avoir d’enfants, alors ils en ont adopté un, soit. Son époux, homosexuel, est un homme riche, mais riche par son travail. Il aime dépenser ses revenus et a un grand train de vie. Il est généreux.

Evelyne a eu sa chance. Mais E a divorcé, elle a l’occasion de voir son époux, à des retrouvailles familiales ou amicales, cependant assez rares

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